La liste anti-prospection bientôt obligatoire ?

 

Liste anti-prospection : le dispositif actuel

A savoir
PACITEL a été fondée par cinq fédérations professionnelles : l’AFRC, la FEVAD, le SNCD, la FVD et la Fédération Française des Télécoms.

En décembre 2011, le gouvernement à lancé PACITEL, une base de données composée des numéros de téléphone des particuliers qui ne souhaitent pas être démarchés commercialement. Chaque personne peut en effet demander à faire partie de ce qui ressemble à une « liste rouge », pour être ainsi retirée des fichiers de prospection des sociétés qui ont adhérées au dispositif. Près d’un million de particuliers se sont inscrits depuis la mise en place de PACITEL.

On distingue trois formules permettant aux professionnels d’exclure de leurs fichiers de prospection téléphonique les consommateurs inscrits sur la liste PACITEL. Elles diffèrent en fonction des besoins des entreprises, notamment en ce qui concerne leur volume de prospection quotidienne. Il est par exemple possible de souscrire à une formule dite “à l’acte”, plutôt adaptée aux petites sociétés, mais aussi à des abonnements.

 

 

Vers l’obligation de respect du dispositif PACITEL

Mais après un peu plus d’un an d’existence, le bilan pour PACITEL, est tout de même très mitigé.

Fin décembre 2012, la socialiste Martine Faure a d’ailleurs attiré l’attention des députés en s’interrogeant sur les intentions du gouvernement au sujet du dispositif PACITEL. En effet, de nombreux consommateurs ont manifesté leur mécontentement puisque certains d’entre eux auraient été tout de même sollicités à plusieurs reprises par des télé-commerciaux, malgré leur inscription sur la liste.

La raison est simple : le dispositif est pour l’instant basé seulement sur le volontariat. Seules les sociétés qui le souhaitent peuvent modifier leur fichier de prospection en retirant les numéros de téléphone de toutes les personnes ne désirant plus être sollicitées commercialement.

Benoit Hamon, le ministre délégué chargé de l’économie sociale et solidaire et de la consommation, a fait le constat suivant : à ce jour, une bonne partie des sociétés françaises ayant recours au télémarketing n’ont pas adhéré au dispositif. C’est pourquoi un projet de loi est en préparation, visant à protéger plus efficacement les consommateurs.

 

Les conséquences sur la téléprospection

Des sanctions pourront être prononcées envers les entreprises qui ne respecteraient pas la nouvelle loi.

Une autorité administrative serait en charge de ces éventuelles réponses répressives.

Si la loi sert avant tout les intérêts des consommateurs, il peut être intéressant pour tous les professionnels du télémarketing de bénéficier de fichiers de prospection qui ont été affinés.

Cela permet en effet de limiter les probabilités de joindre des personnes totalement opposées au démarchage téléphonique. Un gain de temps non négligeable pour les télé-commerciaux.

Aujourd’hui, les sociétés pratiquant le démarchage téléphonique ont l’opportunité d’améliorer leur image en adhérant volontairement au dispositif. Elles intègrent alors une communauté d’entreprises dites « de confiance » puisque celles-ci respectent les envies des consommateurs.

Si le projet de loi est adopté, cette conséquence disparaitra inévitablement puisque toutes les entreprises devront, dans ce cas-là, se conformer au listing PACITEL lors de leur campagne de prospection, par obligation légale.

No tags for this post.

B2B infos

Comments are closed.

Obtenez vos devis sous 48h